1) Le parfum


 

a) définition et structure

 

Un parfum est composé à partir d’essences végétales (fleurs, mousse, herbes...), animales (ambre, civette, musc...) et synthétiques (acétate de benzyle...). Les essences odorantes sont solubilisées dans l’alcool.

          

à gauche : ambre gris sécrété par un cachalot

(source: http://www.profumo.it/parfum/ambregris_ambre_gris/ambregris_ambre_gris.htm)

 

à droite : civette, autrefois tuée pour récupérer une sécrétion dans sa glande anale. Aujourd’hui, son utilisation est interdite dans la parfumerie.

(source: http://www.basenotes.net/threads/272469-SOTD-Wednesday-March-3-2011)

 

 

La concentration de matière odorante dans alcool varie en fonction de son appellation.

Les “eaux de solide” sont les moins concentrées, avec seulement 1% de parfum. Puis viennent les eaux légères à 4%, les “eaux de Cologne” de 4 à 6%. Ensuite, on retrouve  les “eaux de toilette” , contenant de 7 à 12% de concentré, les “eaux de parfum” de 12 à 20%. Les “parfums”, nommés aussi “extraits” sont les plus concentrés dépassant 20% de matières odorantes.

 

 

Un parfum est un ensemble de notes olfactives pouvant être rassemblées en plusieurs familles: agrumes, aromates, fleuries, vertes; fruitées... On dénombre trois parties pour classer ces structures:

-La note de tête qui regroupe les senteurs les plus volatiles, c’est à dire celles qui s’évaporent le plus vite sur la peau. Lorsque que l’on ouvre un flacon de parfum, ce sont les premières odeurs que l’on peut distinguer. Elles appartiennent aux familles des agrumes et des aromates. Elles ont une durée allant de 30 minutes à 2 heures.

-La note de coeur, qui regroupe des odeurs plus tenaces que la note de tête. Elle peut durer plusieurs heures. Étant composée principalement de végétaux, elle comporte les familles fleuries, vertes, fruitées et épicées.

-La note de fond, qui concerne les odeurs les moins fugaces et volatiles. Elle permet de fixer le parfum pour le faire tenir plus longtemps sur la peau. Elle dure environ une journée.


structure du parfum,

source :

http://www.roseraieduvaldemarne.fr/roseraie_internet_2010/spip.php?page=rose_roseraie_rubrique&id_rubrique=253&lang=fr




b) Les anciennes techniques d’extraction

 

Chaque végétal est constitué d'huile essentielle, parfois appelée essence végétale. Ce sont les molécules responsables de l'odeur de la plante. Ces molécules sont hydrophobes (elles ne se mélangent pas avec l'eau) et diffèrent selon l'espèce végétale. La faible teneur en huile essentielle des plantes en fait un élément coûteux et assez recherché par les parfumeurs. Lors d'une extraction, le but est justement d'extraire ces huiles essentielles afin de pouvoir les utiliser dans la confection de parfums.

 

Le procédé varie selon la plante. Certaines espèces, comme le jasmin par exemple, ne supportent pas la chaleur d'une hydrodistillation, c'est pourquoi on adapte toujours la méthode en fonction de l'espèce dont on souhaite extraire l'essence.

 

1- L’hydrodistillation

 

L'hydrodistillation, aussi appelée entraînement à la vapeur est une méthode utilisée depuis l'antiquité et est toujours la plus utilisée aujourd'hui. Elle consiste à placer dans un ballon un mélange d'eau, et de la plante dont on veut extraire l'huile essentielle. Le mélange est ensuite porté à ébullition jusqu'à ce que les cellules végétales éclatent, libérant les molécules odorantes qu'elles contiennent. Puis ces molécules sont entraînées par la vapeur d'eau créée jusque dans un réfrigérant à eau où elles sont alors condensées. Le liquide condensé s'écoule ensuite dans un récipient où il se sépare en deux phases : la phase aqueuse (l'eau) et la phase organique (l'huile essentielle). Il ne reste plus qu'à laisser décanter pour séparer les deux phases. A l'origine, on jetait l'huile essentielle pour ne garder que l'eau parfumée (l'eau de rose par exemple). Aujourd’hui, on s'intéresse plus à l'huile essentielle extraite, qui a plus de valeur que l'eau parfumée.


       

à gauche: Alambic (source : http://www.guide-site-touristique.com/grasse.php )

à droite: montage à distillation (source : http://www.lemonde.fr/revision-du-bac/annales-bac/chimie-terminale-s/sirop-de-menthe_t-crde63.html )

 

Cependant le rendement de cette technique est peu prévisible, en effet de nombreuses variables entrent en compte, à savoir la pression, la durée de la distillation, la température, et la façon dont la plante a été découpée. Il dépend également de la qualité de la plante en effet, si celle-ci était abîmée ou a manqué d'eau durant sa croissance, l'hydrodistillation est moins efficace. De plus, de grandes quantités de plantes sont nécessaires pour la production d'huile essentielle. Par exemple pour un kilogramme d'huile essentielle pure de rose, il faut entre 10 et 4 tonnes de pétales, pour la même masse d'huile essentielle de lavande, il faut environ 150kg de fleurs. Enfin, toutes les plantes ne supportent pas la chaleur de la distillation, qui dégrade bien souvent la qualité de l'odeur de la plante, c'est le cas pour le jasmin par exemple.

 

Néanmoins, cette méthode est facile à appliquer et ne nécessite pas un matériel trop cher, en outre, elle n'utilise pas de produits polluants, c'est pourquoi elle est toujours aujourd'hui une des techniques d'extraction les plus pratiquées.



2- L’expression à froid :

 

L'expression à froid est une méthode utilisée pour extraire l'essence de la peau des agrumes. Elle est le procédé le plus simple qui ne modifie pas le produit obtenu. C'est pourquoi on appelle le produit obtenu une essence et non une huile essentielle.

 

La peau des agrumes (aussi appelée zeste ou péricarpe) est formée de petites poches appelés sacs oléifères qui contiennent l'essence. On peut percer ces sacs à l'aide d'une forte pression pour récupérer le liquide odorant. C'est ainsi que fonctionne l'expression.

 

Cette technique a été découverte en Sicile et s'est ensuite propagée à tous les autres pays producteurs d'agrumes. A l'origine elle se faisait manuellement. Une première méthode consistait à mouiller abondamment d'eau un zeste frais et à le laisser au repos environ 10h afin qu'il absorbe l'eau. Puis les péricarpes étaient  pressés plusieurs fois à la main au dessus d'un récipient. Il fallait ensuite récupérer l'essence par décantation. Une autre technique consiste à racler la peau de l'agrume à l'aide d'une petite cuillère afin de briser les sacs oléifères et de récupérer enfin l'essence.

 

Ces méthodes, pratiquement abandonnées de nos jours, sont encore pratiquées dans quelques pays producteurs d'agrumes autour de la méditerranée. Elles permettent d'obtenir une essence d'un grande qualité.

 

Depuis la mécanisation, une autre technique a été développée. En effet, on utilise aujourd'hui des machines afin d'écraser les fruits entiers, ou même de l'écorce. Le liquide obtenu est alors centrifugé afin de ne garder que l'essence. Le produit est de moins bonne qualité que celui obtenu de manière manuelle, mais la production à l'aide de machines est plus rapide et moins coûteuse en termes de main d’œuvre.




 

machine pour l'extraction à froid (source:

http://tpe-huile-essentielle.e-monsite.com/pages/i-les-differents-procedes-d-extraction-d-une-huile-essentielle/6-extraction-par-expression-a-froid-ou-par-pression-a-froid.html)



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